lundi 14 avril 2014

Tea Time à la parisienne

Le faste de la pâtisserie française. Le rituel du tea time britannique. La beauté de l'Extrême-Orient.


Deux promesses de dimanches qui chantent réunies à l'hôtel Shangri-La à Paris. Dans le cadre luxueux de ce palace parisien, nous nous sommes accordées un véritable moment de volupté. Deux princesses confortablement installées pour ce goûter aristocratique, entourées de stars de cinéma (on ne vous dira pas qui).


Deux heures dans une autre temporalité : nous voici transportées dans un comptoir colonial britannique, abritées sous la verrière de la Bauhinia et son lustre scintillant, bercées par le jazz. Incapables de résister, nous abandonnons (à regret) le champagne pour goûter les créations du chef pâtissier de l'établissement, Francois Perret. Nous choisissons :

Entremet façon île flottante

- le Tea for Two :  Assortiment de pâtisseries d'antan, sandwichs, biscuits français et scones, accompagnés d'une boisson chaude.

- l'Entremet façon "île flottante" :  biscuit de Savoie, crème vanillée, cœur fondant au caramel.

- le Jouet de notre enfance : biscuit baba imbibé d'alcool de gingembre, cream cheese, sauce fraise des bois.
Jouet de notre enfance
Il est très difficile de décrire le régal de ce moment, la finesse des desserts maison, la richesse presque écœurante du sablé, le rhum qui s'échappe des babas, la fraise fourrée à la vanille, la PERFECTION des cannelés, le goût choco-noisette des petites barquettes, la mousse follement aérienne du St Honoré revisité en cygne, le parfum d'earl grey des éclairs, le croquant des financiers, la légèreté du moelleux, les grains de framboise de la confiture, les saveurs olivées du thé bleu. Le croustillant du pain de mie à la tomate, le crémeux du foie gras et du coing, le piquant du wasabi sous le saumon, la surprise du fenouil et du concombre, le moelleux et l'odeur des scones bergamote ou raisins.









En deux mots : ALLEZ-Y.

47 euros, c'est largement mérité !

crédits photos : J'en suis baba, tous droits réservés

dimanche 6 avril 2014

Popelini


La rue des Martyrs ne porte pas son nom pour rien...

Si vous avez faim, il n'y a pas pire supplice que de passer devant les vitrines si richement garnies des boulangeries, sentir l'odeur des bonnes gaufres belges, saliver devant la recette d'un fondant au chocolat bio, admirer les croissants, les mendiants et les chocolats.


Dimanche dernier,  jour de vote et de soleil matinal, nous avons jeté notre dévolu sur Popelini. Les choux, les choux ça nous connaît. Preuve en est, tous les éclairs que nous avons goûtés pour vous nous. Popelini, depuis 3 ans, tu nous gâtes  !

Pour ne pas tout acheter, nous avions déjà regardé le site pour sélectionner les victimes de notre séance de dégustation dominicale ! Citron, café, vanille, caramel beurre salé, pistache, chocolat noir...et le chou du jour (caramel, billes de chocolat, chantilly). A nos cuillères !

Disons-le tout net. 
Nous sommes tombées amoureuses de ces petites pastilles colorées, de cette pâte à chou délicatement travaillée. Il fallait entendre les petits cris de joie de ma camarade, s'extasiant devant ces petits choux. Trop mignons.

Passé le coup de cœur visuel, la quête du St Graal olfactif et gustatif peut commencer.

Nous rassemblons d'abord les pastels.  Citron, pistache et vanille...l'harmonie des couleurs est un délice. Les choux luttent un peu sous la lame du couteau et laissent respectivement éclater un coulis (citron et pistache) et une garniture avec plus de tenue (vanille).


Nos narines sont assaillies par le citron. La crème est des plus onctueuses, elle est à la fois sucrée et acide, délicieusement citron. Trop citron pour mon palais de fille au chocolat. La vanille se fait discrète, malgré les petits grains. C'est dommage. La pistache, ô la pistache...que dire ? Cette crème si douce avec des petits morceaux de griotte, nous surprend. C'est rare d'avoir autant d'intensité en bouche. Nous sommes babas. Du chou, du sucre, de la crème : le tiercé gagnant !


Passons aux saveurs plus corsées : le caramel beurre salé est très délicat. Le beurre est très présent. Ce côté salé est bien contrebalancé par la pastille sucrée et par la neutralité du chou. Le chocolat noir est complètement indécent.

In-dé-cent. Jugez par vous-même.


Enfin, le café...Le chou café mérite un paragraphe. C'est une explosion. On croirait croquer dans des grains de café fraîchement torréfiés ou humer une tasse, accoudées à une table en Italie.On retrouve encore un bel équilibre entre la pâte et la pastille. Une merveille que nous recommandons vivement aux amateurs !


Enfin, ce petit chou du jour, tout en caramel et en chantilly, est une petite gourmandise de plus. Miam. L'assiette est dévorée. On regrette de ne pas avoir pris la boîte de 12.


Pour les paresseux, un résumé :

- Popelini, c'est LA pâtisserie dédiée aux choux..
- La boîte de 6 nous a côuté  11,50 euros : un très bon rapport qualité-prix
- Le café et la pistache sont de véritables tueries ! Les choux ont dans leur ensemble une belle intensité ! Que de gourmandise !! Foncez !


Où :
Popelini
44, rue des Martyrs
75009 Paris

 crédit photos : tous droits réservés, blog j'en suis baba

dimanche 30 mars 2014

Jour du Macaron (Arnaud Larher)

Métro 

20 mars, Jour du Macaron...

association Vaincre la Mucoviscidose
Une journée que nous ne pouvions pas manquer ! Allier macarons et sensibilisation à la mucoviscidose, c'est une initiative de Pierre Hermé et des autres membres de l'association Relais Desserts. 1 macaron offert pour chaque don reversé à l’association Vaincre la Mucoviscidose

  

Nous décidons de braver le vent, la tombée de la nuit et la fatigue du bureau pour vivre une expérience so parisienne ! Déguster les fameux macarons d'Arnaud Larher, meilleur ouvrier de France, célébré pour la qualité de ses produits et l'originalité de ses créations, sur un banc à Montmartre.

Une boîte colorée nous attendait avec 8 beaux macarons, rivalisant de reflets et de couleurs chatoyantes ! Au programme, des classiques bien sûr : pistache, caramel beurre salé, praliné feuilleté, framboise rose. Mais aussi de belles créations : champagne agrémenté d'oranges confites, mangue mandarine, mille fleurs (fruits rouges aux essences de fleurs), absinthe. Un macaron supplémentaire, chocolat thé fruits rouges, est venu couronner le tout.


 On se souviendra surtout de la beauté des pièces, du travail de décoration et des saveurs surprenantes qui nous envahissent le palais. Le caramel beurre salé est un indémodable, difficile de résister à cette ganache onctueuse qui se heurte à la fermeté et au moelleux de la coque. Un plaisir quasi oxymorique. Même chose pour la pistache et sa belle intensité qui nous ravit ! En revanche, malgré ses feuilles d'or, le praliné nous laisse sur notre faim...Trop épais, pas très onctueux, on ne reconnaît même pas sa saveur. Le framboise-rose nous donne la sensation de mordre dans une fleur. Un arôme puissant qui terrasse le fruit et nous déçoit (un peu).


On se lançe dans les créations...surprise, surprise...à quel macaron allons-nous être mangées ??

La ganache mangue mandarine n'est pas très homogène : l'une n'a que de la mangue, l'autre que de la mandarine ! A l'heure de la mixité, cela fait presque mauvais genre. Le Mille fleurs nous réconcilie cependant avec la maison : fruité, léger et bien sucré. Le chocolat thé fruits rouges nous fait l'effet d’abord l'effet d'un smarties géant. A la seconde bouchée, on remarque une belle présence des trois saveurs ! Voilà un mariage réussi !




 Enfin, nous clôturons cette dégustation par les deux macarons à base d'alcool : le Champagne ! Oh comme je l'attendais celui-là ! Mon amour des bulles est légendaire...mais je dois dire que je n'ai pas vraiment adhéré. Le champagne se fait sentir, mais il semble prisonnier d'une chape de chocolat ! Sacrilège, on croirait manger un chocolat à la liqueur.  L'absinthe nous séduit plus : déjà par ses couleurs célestes, ce gris argenté et cette ganache blanche, mais aussi par ces tons de menthe et d'anis..

Pour les paresseux, un résumé :

- Le Jour du Macaron...quand la gourmandise se donne bonne conscience ! Notez le 20 mars sur vos agendas et pensez à la mucoviscidose. 
- On est sévères...mais qui aime bien, châtie bien ! De bons macarons (surtout les classiques) à un prix très abordable (12,80 euros les 8)
- On y va pour déguster et se faire sa propre opinion, amis lecteurs. 

Où :
Arnaud Larher
57, rue Damrémont
75018 Paris

crédits photos : J'en suis baba, tous droits réservés